Les yeux vers le ciel

Image réalisée dans la région du Maramures en Roumanie en 2001. Lors des fêtes de Pâques je participe à une messe, les femmes aux foulards très colorés ont la tête baissée alors qu’un enfant me voit sur le balcon et me regarde. Cette image me fait penser à la chanson de Alain Souchon « Et si en plus y’a personne » et si le ciel était vide ?

Texte: Fabienne Cottin -habite dans l’Hérault-

Il y a toujours un être qui regarde dans une direction autre que celui de la foule. Un esprit éveillé et curieux qui ne sait ni où il va, ni ce qu’il cherche. Et si rien ne laisse présager une surprise, c’est pourtant en glissant ses yeux au-delà, qu’il se surprend lui-même à découvrir l’inconnu.
Finalement, c’est en sortant du rang qu’on voit la vie en couleurs


Texte: Alain Fornells fabriquant de meubles modeste -Installé dans l’Hérault-

L’un et l’autre se voient. Ils ne se connaissent pas, alors chacun d’eux s’interroge.

L’un pense : « Qui est ce photographe là-haut, si seul ? Où iront ses photos ? Qui les regardera un jour sur un écran? Je les devine tous au delà du temps, à travers l’homme, au delà de son appareil.

L’autre songe: « Qui est cet enfant, si observateur ? Que vais-je saisir de lui ? Je voudrais que mon objectif ai autant d’acuité que son regard.
Nous rencontrerons-nous un jour, verra-t-il cette image que nous construisons ensemble ? »
Sans se parler, ils pensent ensemble : Qui est-il, cet autre ?
Et chacun devine la pensée de l’autre car elle est comme le reflet de la sienne. Leurs solitudes se répondent.


Texte: Christophe Mancardi -Habite Paris-

Est-ce un bouquet de fleurs

Est ce une floraison d’humains
C’est le sentiment de discerner
C’est la beauté de regarder
Sans avoir de la buée dans son cœur
Mais des yeux juste pour admirer
Alors un regard, alors une envie de déshabiller le monde
C’est une lumière, une trace de vivre, un chemin du futur.


Texte:Clara Lycée Henri IV Béziers 2006

Foulards et fichus bariolés
La foule avance silencieuse
Sanglots et plaintes entremêlés
Forment une mélopée curieuse.

Elles avancent en rangs serrés
Dans un cortège chamarré
Les mains jointes, les yeux baissés
Il n’y a plus rien à espérer.

L’enfant dans les bras de sa mère
Surnage dans la marée humaine
Le visage blanc tel un suaire
Le regard empli de haine.


Texte: Inés Romero Pérez -2020-Habite en Andalousie
“Le regard de l espoir”
Nous défilons en uniforme au milieu de cette pandémie, couverts, ocultés, presque méconnaissables. L’incertitude et la peur nous font baisser la tête, plein de chagrin. Au milieu de ce tout, qui est le néant, un regard innocent nous montre la lumière de l’espoir.

Inés Romero Pérez « La mirada de la Esperanza »
Desfilamos uniformados en medio de esta pandemia, tapados, ocultos, casi irreconocibles. La incertidumbre y el miedo nos mueven cabizbajos cargados de pesadumbre. En medio de ese todo que es la NADA, una mirada inocente de un niño nos enseña la luz de la Esperanza.